Arachnid & Fantasy, production par Frédéric Fontenoy

Visuel-Arachnid-&-Fantasy

Artiste photographe

DU 11 OCTOBRE AU 11 JANVIER 2019
Arachnid Fantasy

A propos de l’artiste :

Frédéric Fontenoy a étudié la photographie à l’école de Vevey en Suisse. En 1996, il obtient
une bourse à la Caza de Velázquez de Madrid. Il mène depuis 1988 un travail artistique
essentiellement lié à la représentation du corps en photographie, adoptant pour ce faire
une approche tant factuelle que symbolique.
Ainsi naîtra la série « Métamorphose », publiée dans le magazine Zoom, exposée à l’institut
Français de Budapest, au Centre National de la Photographie à Paris, (Prix moins 30,
Panorama des panoramas) ainsi qu’au centre d’art Santa Monica à Barcelone qui
le collectionnera. Il rentrera aussi dans des collections privées, en Suisse, France, Italie,
Hongrie… Entre-autre celle de Gunther Sachs.
En 2006, il entreprend un travail fictionnel, intitulé « Inside » mêlant, dans des scènes
intimes, l’histoire des avant-gardes artistiques et politiques de la première moitié
du vingtième siècle à un érotisme aussi subtil que puissant.
On reconnaît, parmi les symboles dont joue Frédéric Fontenoy, des évocations
de la Seconde Guerre mondiale, ainsi que nombre de citations de travaux surréalistes :
l’espace de la photographie s’inscrit ainsi dans des temps simultanés et fait appel à
l’inconscient collectif. Ce dernier travail sera soutenu par Art-Press pour la première
exposition à Paris en 2011, ainsi que des publications chez Taschen, Thames & Hudson…
Deux monographies seront aussi publiées en 2011 et 2016 à Paris. Ce travail est exposé et
collectionné en France, Belgique, Luxemboug, Suisse, Italie, Allemagne, Pay-Bas, Slovénie,
Angleterre et Chine…

A propos d’Arachnid & Fantasy:

L’érotisme libertin de Frédéric Fontenoy, non sans évoquer Hans Bellmer, Georges Bataille,
Le Marquis de Sade, pour ne citer qu’eux, et le surréalisme pour une part, est empreint
d’histoires fétiches qu’il dilue en arrière-plan de la scène centrale sous formes d’objets-
totems permettant au regard de se plonger littéralement dans l’image et d’en faire le tour.
Corps érotiques exposés, manipulés, contorsionnés tout en même temps que voilés par un
rire, un clin d’œil humoristique que Frédéric Fontenoy nous adresse en connivence,
deviennent objets à leur tour, poupées désarticulées au service de leur maitre : le regard ;
celui du désir de voir et d’asservir.

Car, c’est bien de pouvoir dont il s’agit, de mise en scène du regard dans l’autre et non pas
pour, ou de l’autre. Rapport dominé-dominant, sachant que de sexuel il n’y a pas, nous
sommes ici le sujet véritable de l’œuvre, dominé et contraint, non sans plaisir, à faire ce tout
de nous-même en tant qu’objet de l’œuvre même.

Ludovic De Vita
Commissaire d’exposition

Le mot de Doris Arnold – Pourquoi Frédéric Fontenoy chez Françoise ?

« J’ai découvert le travail de Frédéric Fontenoy il y a trois ans environ lors d’une exposition
parisienne.
Depuis je suis son travail et le harcèle sur les réseaux pour qu’il accepte d’exposer ses
œuvres au studio Françoise.
Ce n’est qu’en septembre 2018 qu’il a cédé et c’est avec une grande joie que j’accueille
jusqu’en janvier sa proposition photographique dans mon établissement.

Ce que j’admire dans les œuvres de Frédéric, en plus de l’univers ultra érotique et pervers
totalement assumé, c’est le savant mélange du « sombre » et de l’humour. Je trouve que
l’univers du libertinage et du BDSM peux être souvent bien trop pompeux et codifier, très
rarement mis en valeur par la photographie qui renvois dans beaucoup de cas une image
kitch de ces pratiques.

Il y a dans les photographies de Frédéric une parfaite touche de sarcasme et de dérision qui
nous projette dans un monde érotique à la fois léger, accessible sans rien perdre de sa
puissance significative et de sa classe.

J’aime penser que l’on doit cela à la composition des photos, le souci du détail, le travail de
la lumière qui, selon moi, touche presque du génie pour certaines. Les photographies de
Frédéric mettent en lumière l’aspect graphique que j’ai toujours aimé dans le fétichisme ».

Doris Arnold
Créatrice et directrice du studio Françoise